A propos de l'EEC

Analyse
Le Noun–Sud hier, aujourd’hui et demain !
Présentation historique, décryptage de la situation actuelle de l’EEC et projection sur son avenir dans cette région sont les trois articulations fortes autour desquelles est battie cette analyse.

A l’approche du Synode Général de l’EEC qui tiendra ses assises dans la Région Synodale du Noun-Sud du 1er au 07 Mars 2010, nous avons eu le privilège de diriger deux sous-commissions de travail de cet évènement. Ainsi, après la finition de la plaquette historique de cette région, nous avons essayé de réfléchir sur : « Le Noun-Sud hier, aujourd’hui et demain ». L’on peut à priori se demander pourquoi le choix de ce thème ? Quelles sont les actions que l’EEC peut mener dans le Noun - Sud pour son plein épanouissement en sachant qu’il est influencé par une religion dont la croissance démographique n’est plus à démontrer ? Quelle était la situation de l’EEC dans le Noun-Sud avant et après sa création ?
A ces questions, nous avons tenté d’y apporter notre contribution à partir d’une analyse en trois temps. Il s’agit : de la présentation historique du Noun-Sud, de l’analyse de la situation actuelle de l’EEC dans le Noun-Sud, et enfin les suggestions sur les moyens d’actions que l’EEC peut entreprendre dans le Noun-Sud dans le but de pérenniser son existence et de projeter son avenir. La Région Synodale du Noun-Sud date du Synode Général de l’EEC tenu à Nkongsamba en 2003. Elle est issue de la Région Synodale du Noun qui a été scindée en deux régions à savoir : La Région Synodale du Noun-Sud, la Région Synodale du Noun-Nord et Mayo-Banyo.
Au plan historico-culturel, nous pouvons relever que le christianisme et l’Islam ont été introduits dans le Noun-Sud presque au même moment autour des années 1900. Et aujourd’hui les adeptes de l’Islam se taillent la part du lion sur la population avec la percée des Wabites. De part ses origines, le peuple Bamoun reste et demeure un et indivisible malgré l’éclatement de l’ancienne Région du Noun en deux nouvelles. Il vit uni autour d’un chef appelé « Mfon ». Sa Majesté Ibrahim Mbouombouo Njoya actuel Roi des Bamoun, est le 19è Monarque de la dynastie NCHARE Yèn, Fondateur du Royaume. Avant l’avènement du christianisme ou de l’Islam dans le Noun-Sud, les Bamoun étaient animistes.
S’agissant de l’organisation socio - politique du Royaume Bamoun dont le pouvoir s’étend jusque dans le Noun-Sud, on note l’existence d’un Palais comme lieu de résidence du Chef Suprême (ROI). Autour de celui-ci gravitent les sept (07) « Kom » (Notable) intronisateurs du Roi.
Aujourd’hui dans le Noun-Sud, le processus d’évangélisation est entamé dans la mesure où si en 2003, la Région Synodale crée comptait 60 Annexes, 15 Paroisses, 4 Districts, 42 Evangélistes, 08 Evangélistes avec Délégation Pastorale, 03 Pasteurs proposant, 04 Pasteurs consacrés et 11.831 fidèles, elle est passée à 62 Annexes, 15 Paroisses, 04 Districts, 44 Evangélistes, 08 Evangélistes avec délégation pastorale, 01 Pasteur proposant, 02 Pasteurs proposant avec délégation pastorale et 05 Pasteurs consacrés encadrant 11.931 fidèles en 2005/2006.
En Décembre 2009, elle compte 66 Annexes, 17 Paroisses, 06 Districts, 46 Evangélistes, 06 Evangélistes avec délégation pastorale, 01 Pasteur proposant, 01 Pasteur proposant avec délégation pastorale, 09 Pasteurs consacrées et 12.031 fidèles inscrits. Ces données statistiques restent valables jusqu’à nos jours. Le taux d’encadrement des fidèles de l’EEC dans le Noun-Sud s’élève à 01 Pasteur pour 752 fidèles. C’est donc dire qu’après 07 ans d’existence, l’on a su encore convaincre 200 nouveaux chrétiens.
Sur le plan éducatif, la Région Synodale compte des établissements scolaires allant de la maternelle au secondaire. Par rapport aux écoles maternelles et primaires de la Région, les enfants inscrits en 2004-2005 étaient au nombre de 1843 repartis dans 10 Ecoles et encadrés par 40 Enseignants. Le nombre a augmenté en 2008-2009 et se chiffre à 2836 élèves repartis dans 23 Ecoles primaires et maternelles et encadrés par 61 Enseignants. De nos jours les Ecoles Maternelles sont au nombre de 5 et 9 nouvelles Ecoles Primaires ont vu le jour depuis la création de la Région Synodale.
Au niveau de l’enseignement secondaire, le seul Collège existant dans la Région c’est le Collège Protestant de Foumbot à cycle complet dont l’ouverture a eu lieu en 2000. Commencé en cette date avec 06 élèves, il compte de nos jours 639 élèves encadrés par 34 Professeurs dont 04 de l’Administration et un Agent d’appui. Le Collège Polyvalent de Mbanjou qui fera aussi la fierté de la Région  Synodale est toujours en chantier.
Pour ce qui est de l’œuvre médicale, la Région compte 01 Hôpital et 08 Centres de santé qui lui sont rattachés. De 1390 consultations en 2003, l’on est passé à 3905 en 2009. Le nombre d’hospitalisations est passé de 492 en 2003 à 1353 en 2009.
A la lumière de ce qui précède, nous pensons que le Noun - Sud est en plein essor, car son avenir se dessine meilleur. Ainsi, pour pérenniser ses acquis et développer ses communautés, cette région a mis sur pied une stratégie de travail et de recherche à travers la création des solidarités aux consistoires et aux synodes régionaux.
Elle a aussi constitué un comité de Développement Régional, un comité d’évangélisation et plusieurs autres commissions de travail.
Les sept années d’existence ont permis à la Région du Noun-Sud de fixer les bases solides pour mieux décoller. C’est une région qui se veut avant-gardiste et futuriste. Cependant elle doit encore faire d’effort sur le plan social pour alléger et encourager par exemple les mariages entre chrétiens, revoir la position des polygames dans l’Eglise dans le but de ne pas les frustrer en leur refusant la Sainte Cène. Elle doit aussi mettre un accent particulier sur la restauration des œuvres sociales qui ne cessent de tomber en ruine pour la plupart, créer d’autres unités ou structures de production susceptibles de renflouer les caisses de l’Eglise. Il faut revoir le problème du traitement annuel des Ouvriers et tenir compte de leur profil de carrière dans l’Eglise. Revoir par rapport à la Religion les méthodes théologiques d’évangélisation. L’on doit pérenniser un climat d’entente et de cohésion entre les religions, l’Islam et le Christianisme qui cohabitent dans la Région.

Pasteur Moïse Pountougnigni Kpoumie
 
54è Synode Général de l’EEC
« Promouvoir et développer une culture de l’éthique au sein de l’EEC »

C’est l’une des réformes que les responsables de l’EEC entendent mettre en oeuvre. Lire
 

54è Synode Général de l’EEC
« Promouvoir et développer une culture de l’éthique au sein de l’EEC »

C’est l’une des réformes que les membres responsables de l’EEC entendent mettre faire appliquer.

Chez les Protestants, parler « réforme » envoie toutes les pensées à Luther. Celui qui a eu à mettre un point d’honneur sur la différence entre la religion et la foi. A cela, on se dit que la Réforme est une chose du passé. Or l’Eglise Evangélique du Cameroun marque son entrée dans sa nouvelle ère par la Réforme.
L’EEC a eu le courage pendant quelques années de procéder à son évaluation. Cette évaluation, aujourd’hui, se trouve être à l’origine de la Réforme que le Bureau de l’Eglise a déposée sur la table de la Commission Exécutive ainsi qu’au 54è Synode Général qui a eu lieu du 1er au 07 Mars 2010 à Foumbot dans la Région Synodale du Noun Sud. A cette occasion, beaucoup d’éléments nouveaux des informations, des réflexions demandant une étude approfondie avec des propositions de solutions qui vaillent à une Eglise telle que l’EEC en train de recentrer ses valeurs de base que sont : la spiritualité, l’éthique, le témoignage et le service, le leadership et la gestion. Ce ne sont pas de vains concepts mais des programmes de la Réforme.
Le Secrétaire d’Eglise, le Pasteur Jean Samuel Hendje Toya, à partir du thème de l’année « vivre et marcher selon l’Esprit Saint », ouvre le concept de la Réforme. Et dans sa démarche, l’Eglise doit entreprendre un  certain nombre de chose, adopter des attitudes nouvelles en se débarrassant des attitudes pérennes. Tout en faisant remarquer que l’allergie au changement et l’hostilité à la nouveauté font toujours écran au changement et à la réforme, le Pasteur Hendje Toya affirme qu’il s’agit de la pertinence de l’EEC dans le contexte d’aujourd’hui ; il s’agit de la reformulation de notre Foi, un souci d’articulation de l’évangile en rapport avec la réalité sociologique, matérielle et économique de notre temps si elle, l’EEC veut évoluer avec l’histoire.
Les chemins du changement et de la reformulation de la foi sont multiples et divers. Le travail, l’élément moteur des priorités collectives et individuelles, repose sur le principe de l’obligation de résultats. L’éthique, une autre clé dont l’EEC a besoin. Car avec regret, le Secrétaire d’Eglise constate que l’Eglise est devenue un champ de culture et un terrain fertile à toutes les pratiques et à toutes les dérives. C’est mauvais de cautionner un système où les artisans de l’entreprise sont les premiers traitres de leurs propres valeurs. C’est de l’imposture, le mot n’est pas assez fort ! Ainsi promouvoir et développer une culture éthique dans l’EEC, c’est reconnaître le péché du passé et s’attaquer aux défis du présent. Et il n’est pas question d’avoir peur des défis. Au niveau des ressources humaines, le système du coaching brise tout élan de développement, d’harmonisation et de modernité. Il étouffe l’esprit de la libre entreprise faite de créativité et d’inventivité ; il réduit l’éclosion des talents et des compétences. Toute cette brimade a un nom, le tribalisme. C’est du tribalisme que sont nés la mal – formation, la mal – gestion des ressources humaines pour aboutir à la médiocrité. C’est ici le lieu d’apprécier l’évaluation. L’évaluation, désormais constituerait le point final de tout programme mis en œuvre dans l’EEC.
Pour Jean Us Tchinda, Coordinateur National des Œuvres, le souci se situe sur l’indifférence des œuvres de témoignage vis-à-vis de l’Eglise, leur fondatrice. Leur indépendance insolente réduit la marge de manœuvre et l’efficacité de la Coordination Nationale des Œuvres. Pourtant, un maillon justifié de la réforme est l’intégration des œuvres de témoignage. Sur le terrain, cependant, la résistance est incomparable. Il y a quand même un éclairci du côté des Directions de l’Enseignement et de l’œuvre Médicale qui sont en train d’élaborer leurs organigrammes en fonction de la fondatrice, l’Eglise Evangélique du Cameroun.
Le Trésorier Général, Mr. Théodore Nsangou, opte pour la différenciation des postes de travail, de leur organisation et de leur fonctionnalité de la base au sommet. La fluidité dans le système financier entraine la transparence et la visibilité dans la gestion que le trésorier ne soit plus un caissier mais un expert financier professionnel en la matière.
La Commission Exécutive a eu matière à réflexion. Elle a pris ses responsabilités. Ainsi s’en est-il suivi des résolutions, des décisions et même des exhortations qui sûrement vont placer l’EEC sur l’orbite de la réforme sans risque d’effondrement. Au contraire !

Catherine Modi Din


 
54è Synode Général de Foumbot
Voici le rapport du Président du bureau d’Eglise

Présentation des points centraux de la vie de l’EEC, ou encore l’état de l’Eglise à l’aube de cette nouvelle année sont quelques  aspects mis en relief dans ce rapport. Lire
 
Me_Tchinda 54è Synode Général de Foumbot
La Coordination nationale des Œuvres rend son rapport

Malgré quelques difficultés auxquelles elle fait face, elle n’entend pas baisser les bras. Lire l’intégralité du rapport.

 
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