A propos de l'EEC

DUCA

Pour une sexualité responsable en milieu scolaire !

« Ils ont tout raté, l’école les a dépassés, elle est passée et les a laissés sur place… »

photo_DUCA_AU_CENB_2Ces propos prononcés par Mme Marie Jeanne Moukouri, Présidente de l’association Donner une Chance à l’Avenir (DUCA) lors de la cérémonie de lancement de la campagne de sensibilisation sur une sexualité responsable en milieu scolaire au Collège Evangélique de New Bell, traduisent parfaitement sa vocation fondamentale qui est celle de redonner une chance, un espoir à ceux qui pensaient ne plus en avoir.

En effet, entreprendre et encourager les actions qui vont contribuer à la sauvegarde de la santé, de l’intégrité et de la dignité de la jeunesse, notamment chez la jeune fille, telle est la loqique dans laquelle s’inscrit l’organisation de cette campagne. La jeunesse, fer de lance de la nation, on le sait bien est aujourd’hui la cible assez vulnérable des maladies et infections sexuellement transmissibles.

Consciente de cet état de fait déplorable et en tant que Enseignante, Mme Moukouri souhaite à travers ce programme, promouvoir une sexualité responsable chez les jeunes pour prévenir les grossesses précoces, les IST, le VIH et le Sida afin de parvenir à l’adoption de comportements plus sains. Que les jeunes sachent se protéger, dire oui /non en connaissance de cause, qu’ils soient conscients qu’ils ont le droit de préserver leur intégrité et le devoir de respecter celle des autres.

photo_duca_cenb_4Le Collège Evangélique de New Bell (CENB) constitue donc la phase pilote de cette campagne qui s’étend sur deux mois (Novembre – Décembre). Les activités se déroulent sous forme des causeries éducatives, des débats et des projections cinématographiques.

« Une jeunesse en santé et visionnaire »

A l’issue de cette campagne, les meilleures plumes et meilleurs crayons vont être récompensés à travers deux concours : l’un en littérature avec la rédaction d’un scénario de quatre pages (court métrage de 20minutes) et l’autre en dessin (Bande dessinée). Les lauréats recevront six prix d’une valeur de trente, vingt et quinze mille francs CFA.

Lors de la cérémonie de lancement de cette campagne au CENB, le 28 octobre dernier, M.Moukouri Edèmè, Directeur national des Enseignements de l’EEC a émis le souhait que « ce partenariat s’étende au maximum des établissements et groupes scolaires de l’EEC pour une jeunesse en santé et visionnaire ».

Le principal du CENB, Pasteur Jules Kamgue Simo, pour sa part s’est dit flatter que le DUCA ait porté le choix sur son établissement pour le démarrage de cette campagne.

Il a en outre assuré le DUCA de la participation massive des élèves aux activités, qui viennent d’ailleurs appuyer le travail fourni depuis près de dix ans par EVA (Education à la Vie et à l’Amour).

La présence effective des autorités administratives et politiques de la région du Littoral à cette manifestation a traduit l’importance qu’elles accordent à l’éducation sexuelle de nos enfants et leur soutien infaillible dans les actions nobles du DUCA.

photo_duca_cenb_3Du reste, le DUCA est une association laïque créée en 2004 et qui œuvre auprès de la jeunesse de Douala et des environs en offrant des sessions d’apprentissage en arts ménagers (cuisine, pâtisserie, couture, coiffure, hôtellerie), en modules de formation en informatique, sur le développement de l’enfant, la contraception et la vie du couple.

Le DUCA s’est aussi investi dans les métiers du bâtiment à travers son Centre des Ressources Techniques et Artisanales (CRTA) de Souza.

Avec l’appui financier des milieux protestants en Allemagne et en Suisse, le DUCA a pu procurer à une quinzaine de garçons désoeuvrés une formation de base en maçonnerie, électricité, plomberie et peinture. C’est ainsi que ces jeunes ont rénové les bâtiments de l’école primaire de l’EEC à New Bell et à Nkongsamba. D’autres chantiers sont en vue.

Comme quoi, chacun a droit à une seconde chance !

Esther Fotso

 
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Culte de Sangmélima
Réaction du Président de l'EEC au protocole de Maputo
« Le respect de la femme, c’est une lutte que nous soutenons et encourageons »...Lire
 

Culte de Sangmélima
Réaction du Président de l' EEC au protocole de Maputo
« Le respect de la femme, c’est une lutte que nous soutenons et encourageons »


Pasteur Isaac Batomé Henga,
Président de l’EEC

Nous savons tous en quel moment nous vivons. Et nous n’avons plus le droit de perdre le temps dans les futilités qui nous empêchent d’avancer. Nous savons aussi que grâce au génie humain, les progrès de la science bouleversent nos habitudes. Le monde est devenu, comme le disent les spécialistes, un grand village et nous dépendons de chacun, c’est bien la mondialisation. C’est un monde plein d’espoir mais en même temps de menace et de chance, mais aussi de détresse, de possibilités, et hélas aussi d’injustice qui forment de traits douloureux au visage de Christ en raison des conflits qui ensanglantent tant de régions dans le monde. La crise morale et toutes ses conséquences, la montée des peurs, des fanatismes, des intolérances et de toutes les formes de déviances. Les crises institutionnelles ne sont pas les moindres.
L’Eglise elle-même n’est pas éloignée de tous ces fléaux qui minent notre société, notre monde. Car elle-même est malade de ses ouvriers, de ses propres enfants formés selon les valeurs républicaines. Face à cet horizon taché de sang, d’injustice et d’immoralité, nos Eglises doivent maintenir plus que jamais la Foi. Elles doivent continuer d’élever des prières pour notre peuple, témoignant ainsi de la mission de la paix, qui sont un devoir spécifique de l’Eglise, de ceux qui se réclament de Christ. Mais elle ne saurait se taire là où les droits de la personne humaine sont bafoués.
Concernant le protocole d’accord légalisant récemment, à Maputo (Mozambique), l’avortement, nous trouvons en tant qu’Eglise qu’il est anormal qu’on vienne aujourd’hui valoriser l’interruption volontaire de grossesse sous prétexte que la femme est libre de disposer de son corps comme elle l’entend. Le respect de la femme, c’est une lutte que nous soutenons et encourageons. Mais cela ne devrait pas se réduire à la légalisation de l’avortement.
Nous n’ignorons pas, cependant, qu’il existe des cas où il est question de sauver la vie de la mère. Mais il sera difficile, en tant que Eglise, de prêter le flanc à l’ennemi pour développer des techniques subtiles de destruction de la vie humaine. Les êtres humains doivent être traités avec justice et égalité comme nous le recommande notre Seigneur Jésus Christ. Cela doit se faire conformément aux normes établies par la Parole de Dieu qui met un accent particulier sur le respect de la vie humaine et sur la pérennisation de la création.
En attendant que la DEC (Direction de l’Education Chrétienne) de notre Eglise se penche sur cet épineux problème, je voudrais, en tant que premier responsable de notre Eglise prendre sur moi, de dire  ici haut et fort ce que nous pensons de cette haute question qui touche au cœur de la vie… Imaginez un seul instant que, si nos mamans avaient pris le plaisir d’avorter en toute liberté, nous n’existerons pas. Voyez bien le tort que nous causerons à ce pays.
Ce Dieu qui donne la vie nous utilise comme des instruments pour la création, pour la procréation. L’Eglise Evangélique du Cameroun, notre Eglise est multiple. Elle constitue pour le Protestantisme camerounais et l’Afrique au Sud du Sahara, une force avec laquelle il faut désormais compter. Avec près de trois millions de fidèles, elle ne saurait se complaire à la médiocrité.
 

Forum Oeuvre Médicale
Quelle œuvre de santé pour l’EEC aujourd’hui ?

C’est pour répondre  à cette question pour la moins pertinente que pendant trois jours, toute la crème de l’EEC s’est réunie en conclave dans le cadre pittoresque du Centre Polyvalent de Formation de Mbouo, du 24 au 26 juin 2009..

Réorienter la politique de la gestion globale de l’œuvre médicale de l’EEC à travers un diagnostic sans complaisance des maux qui minent ce « géant au pied d’argile » a été le but fondamental des travaux de ce forum après celui jadis effectué en 1998 et également après le travail abattu par l’équipe de l’évaluation générale de notre Eglise.


Photo de famille
En effet, l’œuvre médicale qui faisait jadis la fierté de l’EEC à travers ses hôpitaux de référence n’est plus que l’ombre d’elle-même ; rongée par des fléaux qui ont pour nom « une gestion floue et opaque, des conflits ouverts entre responsables, abus observés par-ci, par-là,  un recrutement anarchique du personnel et l’indiscipline caractérisée » comme le disait si bien le président de l’EEC, pasteur Batomé lors de l’installation des responsables de la direction de l’œuvre médicale en  février 2008.

Ce forum tant attendu  vient donc à point nommé car « ce géant au pied d’argile de notre Eglise demande à être, chaque jour qui passe, au centre de nos préoccupations. Malgré de nombreuses réflexions et décisions, notre œuvre médicale a toujours des insuffisances qui méritent d’être comblées. Nous avons au cours du Synode de Bafang prescrit tout comme pour l’œuvre scolaire, la tenue du forum de l’œuvre médicale qui va certainement nous aider à redéfinir sa nouvelle vision avec des objectifs spécifiques pour chaque centre et pour chaque hôpital ».

Cette déclaration du pasteur Batomé nous place au cœur des difficultés de gestion globale de cette œuvre et situe surtout l’importance de cette rencontre qui loin d’être une de plus, a été l’occasion idoine  pour les membres du Bureau, quelques membres élus de la Commission Exécutive, présidents de région et professionnels de la santé dans l’Eglise et dans le pays  de disséquer les problèmes dont souffrent cette structure et afin de lui redonner son  auréole d’antan, car elle occupe la seconde place comme meilleure structure sanitaire après les hôpitaux de l’Etat camerounais.
Le pasteur Jonas Kenmogne, président de la Région Synodale de la Mifi, lors du culte  d’ouverture, à travers le texte de Jean 2.13-17 portant sur les vendeurs chassés du temple évoquera la notion de remise de l’ordre, de l’harmonie dans l’œuvre médicale, « l’une des structures qui met les cailloux dans les chaussures de l’EEC ».


Dr Jean Marc Ngallè Mbonjo,
directeur de l'oeuvre médicale de l'EEC

Ceci afin qu’au lieu d’êtreune œuvre de contre témoignage, elle  soit une œuvre de témoignage chrétien ayant  un engagement social réel.Le Dr Jean Marc Ngallè Mbonjo, Directeur de l’œuvre médicale àsa suite, va présenter la physionomie de cette « vieille dame » qui s’étend sur trois régions administratives de notre pays (Ouest, Littoral et Grand Nord) et emploie 771 personnes pour une occupation de 1394 lits au 31 décembre 2008. Sa situation financière l’année dernière est estimée à 2.218.472.645 F CFA pour un taux de réalisation de 93% et un tableau d’endettement d’environ quatre milliards de F CFA. Les faiblesses de cette oeuvre viennent du fait qu’il y a très peu de mé decins spécialistes (3 sur 21), une absence de partenaires, de subventions ; les recettes ne provenant que de la vente des médicaments.Après les souhaits de bienvenue du Préfet du Koung Khi s’est fait représenté, il est revenu au Pasteur Batomé, de situer véritablement l’enjeu de ce forum car « nous croyons que l’œuvre médicale peut être compétitive et être même le lieu privilégié d’évangélisation ». Il a en outre défini le cahier des charges comme suit : l’aménagement des

Conseils d’administration, la recherche des sources de financement, la mise sur pied d’une politique d’implantation des centres de santé et hôpitaux, la bonne gestion de la Pharmaceec comme une entreprise, la mise sur pied d’un plan de recrutement des médecins, le recentrage spirituel, la diaconie et la participation à la vie de l’Eglise.
Selon lui, Dieu nous appelle à façonner un nouveau destin de l’œuvre médicale malgré les pesanteurs, un hôpital digne de ce nom à l’horizon 2020.

Audit – Conseil - Inspection


Les membres du bureau de l'Eglise ont participé au forum

Le premier exposé sur l’administration hospitalière va jeter le pavé dans la mare. En fait, M.Gilbert Hann, Directeur de l’hôpital St Jean de Malte à Njombè va partager son expérience en matière de gestion d’une structure hospitalière  confessionnelle. La gestion n’est pas aisée car c’est une gestion spécifique. Il faut en principe tenir compte de la culture médicale, paramédicale et administrative. En permanence, avoir le plan  Audit - Conseil- Inspection.
Il est nécessaire que les directeurs des hôpitaux soient non des médecins mais des hommes formés en gestion hospitalière ayant un profil de carrière d’un certain niveau.
Le Conseiller technique, le Dr Gérard Van Noor’t, ancien médecin chef de l’hôpital protestant de Ndounguè quant à lui s’est penché sur le volet coopération, partenariat depuis les années 60. Si jadis, il y avait une pléthore de partenaires, aujourd’hui il est tout simplement dommage qu’ils aient claqué la porte. Que faire faire donc pour avoir davantage de partenaires et par là de subventions ?
Concernant la réglementation en vigueur au Cameroun, le représentant de l’ordre national des pharmaciens en la personne du Dr Ernest Djoko, a parlé de la place de choix du médicament dans les hôpitaux (car c’est le médicament qui enrichit l’hôpital) et aussi de la place du pharmacien dans le système de santé.
Pour sa part, le Dr Hilaire Focka Focka de l’Ordre national des médecins s’est appesanti sur le danger que représente le fait pour certains  médecins d’exercer sans être inscrit à l’ordre. Il a d’ailleurs parlé de la principale innovation qui est celle d’un nouveau caducée avec un numéro d’attribution à chaque médecin et la mise sur pied d’une licence professionnelle d’ici 2010.

En matière d’assurance maladie, Activa Assurance entend conclure un partenariat avec l’EEC.
Le plat de résistance a été les travaux en atelier sur les sujets suivants :
-    gestion managériale, gestion des ressources humaines et satisfaction clients
-    gestion des médicaments et des consommables
-    gestion financière et matérielle
-    aumônerie, affaires juridiques et charte de l’œuvre médicale
-    vision de l’œuvre médicale de l’EEC à l’horizon 2020.

« La recréation est terminée »


Travaux en atelier

Les travaux en atelier se sont déroulés dans une atmosphère très détendue mais parfois quelque peu conflictuelle à cause  du choc des idées, les participants ont sans ambages passé au peigne fin tous les maux dont souffre l’œuvre médicale œuvre.Les membres du Bureau  à leur niveau ont réitéré  leur volonté politique de voir changer l’Eglise dans toutes ses composantes. C’est ainsi que le Dr Théodore Nsangou, trésorier général dira que « le diagnostic est posé et un bon diagnostic constitue 50% de la guérison. Chaque fois qu’on parle ce n’est pas pour juger mais nous voulons bâtir l’Eglise des 50 prochaines années. Nous ne sommes pas là pour une chasse aux sorcières mais  dans une démarche de moderniser cette Eglise y compris l’œuvre médicale. Nous voulons le faire de manière progressive, méthodique et contrôlée. Nous sommes à une phase pédagogique et le discours de Yabassi doit être pris au sérieux  car la recréation est terminée ».
A l’issue de ce forum, M. Jean Us Tchinda, vice président laïc, Coordinateur National des oeuvres précisera que  «  l’heure est désormais à l’action, à la mise en application  immédiate des résolutions prises à ce forum auprès des collaborateurs pour la relance de l’œuvre médicale dans la crainte de Dieu ».
Ce que nous appelons de tous nos vœux !

Esther Fotso

Documents du forum

Photos

 
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