A propos de l'EEC
Déclaration du 54e Synode général 2010

L’Eglise Evangélique du Cameroun vient de tenir son 54e Synode Général du 01 au 07 mars 2010 à Foumbot, chef lieu d’Arrondissement dans le Département du Noun, région de l’Ouest, sur le thème :
« Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit »                         (Galates 5,25)
Au cours de ces travaux, l’accent a été porté sur la refondation de l’Eglise dans une vision prospective et marquée entre autres par la révision des textes fondamentaux, support de la mise en œuvre de cette nouvelle vision.
La vie et la marche selon le Saint Esprit agissant en chacun porte l’Eglise vers son autofinancement, gage de liberté et de son autonomie.
Dans sa marche vers cette nouvelle vision, l’Eglise est convaincue qu’elle ne peut avancer sans l’action du Saint Esprit qui suscite l’apport des partenaires dans la réalisation de cette œuvre de partage et de solidarité.
Cette action du Saint Esprit s’insurge notamment contre les forces rétrogrades qui minent la bonne marche de l’Eglise et sa mission dans la société.
Les synodaux ont donc stigmatisé entre autres l’égoïsme, la mal gouvernance et les déviances de tous genres.
Le Synode s’est par ailleurs penché sur la nécessité urgente de moderniser les équipements de travail et de se doter des techniques nouvelles de gestion, ce qui conduit inéluctablement au changement de mentalités dans tous les domaines.
En outre, l’Eglise dénonce les effets dévastateurs du réchauffement climatique de la planète et déplore la faible prise de conscience de notre société face aux problèmes écologiques, objet de la récente Conférence Mondiale de Copenhague. Face à ces problèmes qui constituent une menace pour la survie de l’humanité, le Synode prend l’engagement d’orienter son action pour la protection de l’écosystème ; entre autres le reboisement, la création des espaces verts …
Le Synode, pris de compassion pour les populations victimes des calamités naturelles survenues récemment en Ouganda, en Haïti, au Chili, manifeste sa totale solidarité.
Et s’agissant du chômage des jeunes, l’Eglise qui mène déjà des actions complémentaires à celles des autres forces vives, est déterminée à les poursuivre et à œuvrer pour la promotion de l’homme en général et de la femme en particulier.
L’Eglise réaffirme sa diversité marquée par l’intégration, fondement du dialogue et de la paix.
Le Synode apprécie à sa juste valeur le caractère solennel marquant la célébration du 50e anniversaire de notre indépendance.

Fait à Foumbot, le 07 mars 2010
 
Eglise Evangélique du Cameroun
Les femmes du DUFC s’engagent à marcher selon l’Esprit
C’est l’une des principales résolutions prises au terme du 48è Congrès national du DUFC qui s’est tenu le 10 janvier 2010 dans la région synodale des Bamboutos et Nord Ouest. Voici la déclaration finale de ce Congrès.

Déclaration du 48è Congrès national du DUFC

Nous, femmes du Département de l’Union des Femmes Chrétiennes de l’Eglise Evangélique du Cameroun, réunies pour le 48ème  Congrès National les 8 ; 9 et 10 Janvier 2010 à Mbouda dans la Région Synodale des Bamboutos et Nord Ouest, sur le Thème : « Vivre et marcher selon l’Esprit » Galates 5 :25 ; avons été grandement soutenues par le Saint-Esprit. Au cours des travaux, nous avons focalisé nos réflexions sur l’action du Saint-Esprit et son applicabilité ou manifestation dans le vécu de la femme du DUFC, car comme Mouvement de l’Eglise Evangélique, nous sommes à sa suite dans la mouvance du recentrage éthique et spirituelle. Comment donc vivre et marcher selon l’Esprit dans le contexte de turbulences matérialisé par les désirs de la chair, la fragilité de l’être due à de nombreux fléaux qui le rendent prisonnier ?

Nous avons reconnu que les désirs de la chair sont trompeurs, parce qu’ils captivent les cœurs sensibles aux choses superficielles et entraînent l’être dans l’impudicité, la tromperie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les divisions, les disputes, l’ivrognerie, le désordre sexuel. Cf. galates 5 :19-21.

Que dire du VIH Sida, ce fléau qui attaque et détruit la vie que le Seigneur nous a donnée ; engendre la rupture des relations les plus intimes, la discrimination, la stigmatisation et le rejet des personnes infectées ?

Le Saint-Esprit comme pierre angulaire doit aider les femmes à faire face à ces nombreux défis en créant, innovant des stratégies novatrices pour une cohérence entre le capital moral, spirituel et économique. Autrement dit une adéquation visible entre notre dire, le faire et vivre en vue de l’épanouissement holistique de l’être.

Il s’agirait pour la femme du DUFC, de poser des actes qui protègent la vie dans son sens global.

Nous affirmons que le DUFC est une force de développement de la femme pour un monde plus équilibré et plus juste. Un cadre où des réflexions et des actions sont menées et visent à barrer la voie à tout dérèglement ou disfonctionnement dans la vie des créatures de Dieu.

Nous reconnaissons que la femme, porteuse de vie est aussi porteuse d’espérance car porte en elle l’Esprit du Christ. Nous nous engageons à vivre et à marcher selon l’Esprit dans ce contexte de diminution de la vie, en étant des missionnaires dans nos familles, dans l’Eglise, dans la société, par des actes d’amour, de pardon de paix, de tolérance.

Pour paraphraser le vice président de l’Eglise, nous sommes des mères sentinelles, et nous décidons de nous lever, de sensibiliser, conseiller, reprendre, dénoncer, recharger les énergies afin que le monde expérimente la vie en abondance promise à tous par le Seigneur Jésus-Christ.

Fait à Mbouda le 10 Janvier 2010


Dépliant DFUC

 
eecdfuc Eglise Evangélique du Cameroun
Les femmes du DUFC s’engagent à marcher selon l’Esprit

C’est l’une des principales résolutions prises au terme du 48è Congrès national du DUFC qui s’est tenu le 10 janvier 2010 dans la région synodale des Bamboutos et Nord Ouest. Voici la déclaration finale de ce Congrès... Lire
 
president
Message au peuple de Dieu
Le Pasteur Batome appele à la vigilance et à la prière

A l’occasion de la nouvelle année 2010 qui a déjà pris son envol, le président de l’Eglise Evangélique du Cameroun s’adresse au peuple de Dieu. Voici l’intégralité de son message. Lire
 

USCAM

Une unité fragilisée !

L’Unité Spirituelle du Cameroun (Uscam) vient de célébrer son cinquantenaire lors de la 25è Assemblée Générale tenue du 13 au 15 novembre 2009 dans la jeune paroisse d’Oyom-Abang à Yaoundé dans la région synodale du Centre Sud.

« Jésus-Christ, Lumière du monde » tel est le credo de la ligue de chorale Uscam, instrument d’évangélisation par la parole chantée de l’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC).

1959 – 2009, 50 ans après cette ligue mère (qui a donné naissance à Nacam, Chérubins, Ndambansié) affiche un bilan de santé très mitigé, sans cesse sous la menace de la division. Raison pour laquelle le choix du thème de cette assemblée générale était assez éloquent : « Unité Spirituelle pour plus d’intégration ». Thème qui révèle un problème d’intégration au sein de l’Uscam, Pourquoi et comment ?

Unité Spirituelle pour plus d’intégration.

 Au regard de son passé pour le moins glorieux, cette ligue aujourd’hui ne semble pas si bien porter son nom. De fait, l’unité n’est pas la chose la mieux partagée au sein de ce vieux mouvement. Ce qui est soit dit en passant, dommage compte tenu des missions qui lui sont dévolues au sein de l’Eglise.

Dans un passé peu lointain, l’Uscam a été fragilisée par un schisme (Alliance Spirituelle du Cameroun & Uscam), quelques années après l’ombre de la division semble encore planer. M.Elie Tamnou, Président national l’a déplorée dans son discours bilan en ces termes : « l’Uscam a géré d’autres schismes en son sein, surtout dans les sections du Wouri où des frères et sœurs se sont laissés entraîner par le ‘malin’, apôtre de la division ».

A cet état des faits, il faut ajouter le manque d’encadrement adéquat de la part de l’Eglise car soulignons le, l’USCAM a passé trois années sans aumônier national. Ce n’est que depuis juillet 2009 que la Commission Exécutive en a confié la charge au pasteur Pierre Tayo, Président de la région synodale de la Menoua.

Dans le même ordre d’idées, ce mouvement a beaucoup souffert et souffre encore du manque de fonds, sa seule source de revenus n’étant que la cotisation des adhérents, cotisation peu consistante. « Son essoufflement est tel que sa respiration risque un jour de s’arrêter » décrie M.Tamnou.

L’irresponsabilité, le non respect des textes, la paresse sont autant de maux qui minent ce mouvement. L’un des problèmes fondamentaux reste le vieillissement des membres de ce mouvement d’où l’urgence de le rajeunir pour une bonne relève. Le plus souvent l’Uscam est considérée comme la « chorale des père et des mères », « la chorale du deuil ». Comment faire pour attirer les jeunes, quelle politique mettre sur pied pour intéresser la jeune génération ?

Mandat du Bureau national prolongé pour deux ans

Cette 25èAssemblée Générale devait procéder normalement à l’élection d’un nouveau bureau national pour les cinq prochaines années. Cependant, la menace de division et le trafic d’influence ont amené l’actuel Bureau à plaider exceptionnellement pour une prolongation de son mandat de deux ans. Ceci afin d’assainir, de restaurer l’ordre, la discipline et l’unité au sein du mouvement en général et en particulier dans le Wouri. Cette période permettra également de procéder au toilettage du Règlement intérieur et mettre en application les résolutions prises lors du forum des chorales.

Au cours du culte de clôture de cette Assemblée Générale, le pasteur Richard Priso Moungolè, Vice-président de l’EEC, chargé des mouvements s’est dit navré par l’immaturité des dirigeants, la valorisation du moi au détriment de l’humilité, la mégalomanie, le manque du sens de responsabilité, les luttes d’influence qui détruisent les groupes à travers le scénario de désordre pouvant aboutir à un schisme. Le spirituel est relégué au second plan. Il a en outre interpellé les pasteurs sur le danger que constitue l’existence des fédérations et chorales informelles. « Nous n’accepterons jamais de reconnaître une ligue qui sort d’une ligue » a-t-il martelé. Il est temps de revaloriser dans ce mouvement les notions de rassemblement, d’unité, de marche ensemble.

 Ce tableau peu reluisant n’occulte pas néanmoins le fait que l’Uscam a beaucoup oeuvré pour le plein essor de l’Eglise. C’est ainsi que pendant un demi siècle, ce mouvement a précédé l’EEC dans certaines zones à l’instar de Kribi, Limbé, Kumba, Garoua, etc. L’Uscam n’évangélise pas seulement par les chants mais aussi par des actes concrets dans la diaconie en faisant des dons aux nécessiteux (Centre social de Ntolo, ouvriers retraités) et des aides pour la construction des collèges et des paroisses.

Ayant à son actif quarante deux sous sections et sections de chorales, l’Uscam dans les prochaines années a pour cahier de charge : la mise sur pied d’une politique adéquate pour le rajeunissement du mouvement,le recentrage spirituel à travers une évangélisation profonde, formation et recyclage des choristes, le renforcement des relations avec les autres ligues, la recherche des fonds pour la construction de la case sociale Uscam à Bangangté dont le terrain est déjà acquis et la mise sur pied des projets générateurs de revenus pour une auto portance.

Ce thème sur l’intégration (après celui sur la continuité dans l’unité à Douala en 2004) appelle plus que jamais les adhérents de l’Uscam à la maturité, ceci en tournant le dos au désordre afin qu’à Bafoussam en 2011, cette ligue célèbre véritablement son unité.

Esther Fotso

 
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