Culte d'enfants

De l'école du dimanche au culte d'enfants

Avant le 10 mars 1957, date de l'autonomie de l'Eglise Evangélique du Cameroun (EEC), les enfants étaient déjà partie intégrante de l'Eglise.
En effet, l'Eglise Protestante du Cameroun considérait déjà les enfants comme un patrimoine qu'il fallait préserver. C'est ainsi que le " Culte d'Enfants " fonctionnait sous le nom de " l'Ecole de Dimanche de l'Eglise Protestante " tenue pour la plupart par des épouses de missionnaires, certaines épouses d'ouvriers et des dames engagées dans l'éducation et la formation des enfants. Le culte avait lieu le Dimanche après-midi à la " Mission ", lieu de résidence du Missionnaire. Il comportait plusieurs étapes dont le culte, l'apprentissage et les jeux. Elle était opérationnelle à Douala (Bonaku/Foyer de Jeunesse), à Yaoundé (Messa I et Briqueterie I), Nkongsamba (Grand Temple), Bafoussam et Foumban.

En marge de l'Ecole du Dimanche, évoluait le mouvement des aînés. Garçons et filles se retrouvaient au sein de l'Union des Jeunes Chrétiens d'Afrique (UJCA). Ils étaient généralement des collégiens. Ceux de Douala, par exemple étaient ressortissants du Collège Moderne de Jeunes Filles de New-Bell, des Collèges Saint-Esprit et Libermann, du Cours Secondaire Moderne de Bali... Il s'agissait donc d'une jeunesse ayant une vision élargie avec une lecture critique des évènements. Ils savaient et pouvaient critiquer la prédication. Il est rapporté qu'il leur arrivait de faire descendre le prédicateur de la chaire pour un travail mal préparé. Pour éviter pareils écueils, l'Eglise Protestante a tôt fait de créer un cadre et mettre en place des programmes, pour les jeunes et les enfants.

Ils sont nombreux. D'abord le Pasteur et Mme LOUYS, ensuite les Pasteurs Gérard MARKHOFF, Eugène MALLO et leurs épouses, résidant ensemble au Foyer de Jeunesse. Ils s'entourent d'autres équipiers dont les Missionnaires Bernard KOPP, PATONNIER, Pasteur EKWALLA et Mmes Geneviève NDONGUE, EKANGA et ETIA. Soeur Gisèle PARIS est la dernière arrivée dans le groupe. Car d'abord en service à l'Hôpital Laquintinie dans la Communauté des Soeurs de Reuilly, Soeur Gisèle a dû rentrer en France pour ensuite revenir au Cameroun pour le compte de l'Eglise Protestante du Cameroun pour se mettre définitivement au travail. Les premiers résultats de recherche et de mise au point de Soeur Gisèle porte sur le caractère du culte d'Enfants et les orientations à lui donner. Il s'avère que c'est un culte normal et qu'il faille y introduire la liturgie et les offrandes. Aussi, afin de faciliter l'enseignement et la formation, que les tout petits ne puissent pas y prendre part. Pour tenir ces classes d'enfants, l'Eglise avait opté pour les femmes, " les dames du culte des Femmes ". Ce sont les premières monitrices.

La Commission Exécutive de juillet 1960 décide d'aider à répandre les cultes d'enfants partout dans l'Eglise. A cet effet, toutes les régions synodales de l'époque sont priées de :
-nommer un responsable régional
- d'utiliser le matériel du culte d'enfants élaboré à Douala par le centre de documentation du Foyer de Jeunesse
Que les responsables régionaux ainsi nommées se réunissent pour un stage de formation avant la rentrée scolaire Les paroisses devraient se confectionner un budget permettant de se procurer du matériel élaboré à Douala.
Les tous premiers responsables régionaux de l'époque furent :
- Pour les Bamoun, l'évangéliste avec délégation pastorale Adolphe TANY
-Pour la région Bamiléké, le proposant Lazare SANDOUO
-Pour Ndoungué, l'évangéliste François EBWELLE
-Pour le PABB, l'ancien d'Eglise Jean André NSEKE
-Pour Douala , le Proposant Krispo KOBA
-Pour la Sanaga, l'évangéliste Martin OMAYA
-Pour Yabassi, l'évangéliste BISSINGUI OTHON (Cf. .op. page 2)

Dans les paroisses, il est demandé aux évangélistes ou pasteurs de s'occuper de l'encadrement des moniteurs du Culte d'enfants. Il est bien précisé qu'il s'agit d'un culte pour enfants, ayant lieu chaque dimanche comme le culte pour adultes (réservés aux parents). Un programme est prévu pour un cycle de trois ans au minimum portant sur : la promesse, l'alliance, la royauté, l'Eglise de Corinthe. Les manuels bibliques sont faits soit par M. DOUCET, soit par Soeur Gisèle. Les corrections quant à elles sont assurées par le pasteur MARKOFF. En outre , les fiches pédagogiques ont été en grande partie élaborée par DOUCET .Dès lors, le culte d'enfants est compris comme un ministère volontaire, gratuit. Ceux qui l'exercent ne s'attendent pas à un salaire. A la Commission Exécutive de juillet 1961, il est demandé à Soeur Gisèle PARIS de revenir au service de l'Eglise Evangélique du Cameroun s'occuper du culte d'enfants. La Caisse Centrale de l'EEC s'occupe de son salaire. (Cf. .PV Juillet 1961) Au huitième Synode Général de Janvier 1964 à Foumban, il est décidé une collecte spéciale pour les travaux du culte d'enfants.Les camps de formation sont lancés : en juillet 1963, 70 campeurs ; en juillet 1964, 130 campeurs ; en juillet 1965 on a créé les chefs de chambres dans les camps et en juillet 1966, le camp a eu 90 participants. Dans l'ensemble, le culte d'enfants lancé dans l'EEC fait son chemin sous l'égide des responsables qui se sont succédés à la tête de e département à savoir : Soeur Gisèle PARIS (1961-1974), pasteurs Jean TAMO (1974- 1984), Jean NGUEGUIM ( 1984-2005) et eeceph BEKIMA MBOULE de 2005 jusqu'à nos jours.

Pasteur Jean NGUEGUIM,
Ancien responsable national du Culte d'enfants