DUFC
Gender empowerment : améliorer la position de la femme
Le DUFC toujours à l’avant-garde pour le développement holistique de la femme, s’investit davantage sur la question de l’égalité des genres.


I
l est aberrant de constater que bien que la gente féminine soit la plus représentative et la part la plus active tant dans l’Eglise que dans la société, soit celle qui occupe très peu les postes de responsabilités et n’est que très peu admise dans les cercles de décision. Bien que l’EEC soit suffisamment avancée dans la consécration pastorale des femmes par rapport à certaines Eglises comme la NBC, il est encore attendu que le principe de parité doit être respecté afin que les femmes compétentes soient promues et entrent  dans les cercles les plus fermés. Par exemple, parmi 18 présidents de région, il n’y a aucune femme.

Ainsi, le DUFC sous le dynamisme de sa présidente nationale, Mme Henriette Mbatchou a pris les taureaux par les cornes  et avec l’aide du Service des Eglises Evangéliques en Allemagne pour le Développement (EED) initie depuis décembre dernier des programmes sur le genre. Cet atelier d’échanges sur le gender empowerment tenu les 15 et 16 Mars 2011 au Foyer Njo Njo à Douala s’inscrivait dans le cadre de l’amélioration de la position de la femme tant dans l’Eglise que dans la société. Pour ce faire les 25 participants venaient de groupes divers en l’occurrence : le DUFC, le cercle des épouses d’ouvriers avec la présence remarquable de Mme Martine Batomé, les Eglises sœurs(la JBB de l’UEBC, Tabitha de la NBC), le Collectif des femmes pour la protection de l’environnement et de l’enfant, la Fédération des réseaux d’associations féminines du Littoral, l’Association des femmes juristes et l’hôte d’honneur, oratrice principale Mme Emilienne Elong, Déléguée régionale du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFFA).

Au delà d’une simple rencontre de travail, cet atelier avait pour objectif non seulement de partager et échanger avec ces organisations œuvrant dans le domaine du genre mais aussi et surtout fédérer les efforts pour une plateforme commune. A l’issue des travaux, rédiger des recommandations, une sorte de plaidoyer à soumettre au leadership de nos organisations pour un travail en synergie et une amélioration concrète de la situation de la femme dans la société. Exposant sur la problématique du gender empowerment : défis et perspectives, Mme Elong a relevé que le genre n’est pas seulement une philosophie, une idéologie, une vision, un concept ou un discours mais il se veut être une pratique à observer dans la vie sociale, politique et surtout dans les projets et programmes de développement. La répartition égale des rôles masculins et féminins car il est bien connu que les hommes naissent égaux en droits et devoirs.


Eduquer les femmes, les amener à prendre conscience de leur valeur et capacité, les faire accéder aux postes de responsabilité tels sont les défis  au genre. Comme perspectives, le gouvernement camerounais à travers le MINPROFFA., pour palier au manque de formation des femmes  et les équiper pour une autonomie financière, a créé 82 Centres de promotion de la femme et de la famille sur tout le triangle national, ce qui reste très peu suffisant ; L’Eglise  pourrait apporter sa contribution en créant à titre privé d’autres centres pour que le maximum de femmes soient formées.


Par ailleurs, la lutte pour l’égalité du genre doit se faire de façon responsable et décente. Madame la Déléguée a condamné avec la dernière énergie la légèreté et la superficialité des femmes qui pendant la journée du 08 Mars, ne pensent qu’à s’enivrer et « soulever le kaba » ; ce qui  montre qu’elles n’ont rien compris à la signification de cette Journée, car jadis celles qui se sont sacrifiées pour qu’une journée soit consacrée à la femme, ont lutté pour des idéaux nobles, telque le droit de vote. La femme porte le monde,c’est elle la mère de l’humanité, ce combat ne veut pas dire ne plus être une femme mais savoir assumer sa condition de femme dans tous les secteurs de la vie.
A bon entendeur, salut !

Esther Fotso