DEC
L’EEC à l’heure du recentrage spirituel
Le 52è Synode Général de l’EEC à Mbanga en 2007 a marqué un tournant décisif dans la vie spirituelle de l’Eglise.

En effet, à cette grande occasion l’Eglise a renoué ouvertement avec la mission. L’évangélisation est depuis lors sortie de l’ornière, du maquis comme qui dirait. Dorénavant il était permis de parler évangélisation sans passer pour un adepte d’une secte quelconque. L’évangélisation va bon train depuis que le Directeur de l’éducation chrétienne notamment la commission nationale d’évangélisation, mission et réveil & éveil s’attèle  à ce que chaque paroisse soit un véritable pôle d’évangélisation dans sa zone. Le projet : un million de nouveaux chrétiens d’ici 2010, mis sur pied depuis 2008 suit son bon homme de chemin. Pour ce faire deux personnes doivent se mettre ensemble pour convertir une personne à Christ.

Pour y arriver un certain nombre d’activités sont mises en place telles que : la cyber mission ou l’évangélisation à travers l’outil internet, désormais incontournable à l’heure des Nouvelles technologies de la communication et de l’information. L’organisation des concerts de musique, festival pentecôte, la distribution des traités lors des grandes fêtes, dîner évangélique, cabaret chrétien, publication d’un calendrier biblique pour encourager les fidèles à lire la bible au quotidien et la campagne d’évangélisation. Justement parlant de campagne, le 06 février dernier a eu lieu au stade annexe omnisport de Bépanda à Douala, une campagne d’évangélisation qui impliquait les paroisses EEC de Bépanda Omnisport, New Deido et Grand Moulin. Déjà le matin, une équipe de la DEC a sillonné le grand quartier omnisport pour une évangélisation porte à porte dans le but aussi d’inviter les populations environnantes à la projection cinématographique  dans la soirée.

Le film projeté était intitulé « Jésus, la solution ». Un célèbre film chrétien ivoirien  qui a conduit de manière concrète environ 800 personnes au cœur des méandres de la tradition africaine notamment avec la problématique du canaris protecteur  très répandu dans nos us et coutumes. Les adeptes de la protection à travers la foret, fleuves et autres sacrés étaient servis. Le jeune Atta, voulant sauvegarder son avenir très promoteur se rend au village pour une séance de « protection » en compagnie de sa femme. Il s’endette pour nourrir  tout le village et a une confiance totale envers le célébrissime marabout Nato et ses grands pouvoirs. Mal lui en a pris, malheureusement au lendemain de son périple au village, les problèmes ne tardent pas à se présenter et même à se succéder. C’est ainsi, de futur directeur qu’il devait être selon les prédictions de Nato, il est tout simplement sans autre forme de procès licencier de son lieu de travail. Il ne se décourage pas pour autant mais fréquente encore sous les sages conseils de son ami d’autres marabouts. Cependant en vain ; c’est ainsi qu’il devient alcoolique, répudie son épouse et maltraite des deux enfants.

C’est dans ce désespoir apparent qu’intervient la toute jeune Sopi qui comme un rayon de soleil vient éclairer cette famille et y apporte la lumière  ou plutôt la solution qu’est Jésus-Christ. La conversion d’Atta et la mort soudaine de Nato « l’invincible » entrainent et provoquent la repentance de tout un village, qui désormais tourne le dos aux pratiques idolâtres et magiques à travers le brisement des canaris protecteurs, pour se consacrer à Jésus, le véritable  protecteur.  Le déclic produit dans ce film a été pareil dans la vie de nombreuses personnes qui ont assisté à cette campagne et qui se sont levées après l’appel qui a été lancé par le pasteur Kamta, Directeur de l’Education Chrétienne. Les nouveaux convertis ont eu à remplir des fiches de suivi et ont été orienté dans nos diverses paroisses où ils et elles seront suivis par nos bergers et encadrés dans les groupes d’études bibliques et de prières.


Esther Fotso